Fondation Luma à Arles : pourquoi il faut absolument y aller

Autour du bâtiment iconique dessiné par Frank O. Gehry qui ouvrira en 2020, Luma Arles offre sur le site du Parc des Ateliers un forum moderne à la cité antique. Et un foyer inépuisable de questionnements réparti dans plusieurs édifices réhabilités. On y va pour flâner, apprendre, réfléchir et se laisser surprendre.

Une architecture audacieuse

Phare ? Arbre métallique ? Navire égaré ? Le bâtiment-sculpture imaginé par Frank O. Gehry élève quatre tours aux facettes ondulantes et argentées soutenues par une colonne vertébrale couleur pierre. L’architecte américain s’inspire des falaises des Alpilles, des rochers fantasmagoriques des Baux-de-Provence et du pinceau de Van Gogh. Les briques d’acier inoxydables doivent capter les variations de la lumière. Des failles vitrées relient les différents niveaux. Et la rotonde en verre de 54 m de diamètre coiffant le rez-de-chaussée rappelle les Arènes d’Arles, un des plus beaux sites romains de France. Autour de ce nouvel édifice déjà iconique, 5 autres édifices se répondent au sein du projet Luma Arles dont certains déjà ouverts.

Un point de vue renouvelé sur Arles

Suspendue au neuvième étage, la terrasse offrira dès l’ouverture un panorama remarquable sur la vieille ville épousant le méandre du Rhône, la Camargue et la plaine de la Crau, les Alpilles et même l’abbaye de Montmajour. Haut de 56 mètres, le Bâtiment Ressource dessiné par Frank Gehry propose également des salles dédiées aux différentes formes d’art – y compris l’art culinaire -, à l’expérimentation et à la recherche. Principale entrée au Parc des Ateliers, le rez-de-chaussée surplombe plusieurs espaces d’exposition taillés pour accueillir des événements d’envergure internationale.

Des expos ultra pointues

Depuis 2004, la Fondation Luma encourage la création artistique dans le domaine des arts visuels. Les projets explorent des thématiques sur l’environnement, la culture, l’éducation et les droits de l’homme. Les six bâtiments du Parc des Ateliers, dont la Grande Halle, les Forges ou encore la Mécanique Générale accueillent le public autour d’événements toute l’année et plus encore l’été pendant les Rencontres de la Photographie. Le restaurant Réfectoire et la librairie Off-Print font partie du projet Luma.

Flânerie aux Alyscamps

À quelques pas, de l’autre côté du chemin des Minimes, la nécropole des Alyscamps s’étire le long du canal de Craponne. L’église Saint-Honorat s’élève au bout de ce cimetière païen puis chrétien, sur la via Aurelia. Peint par Van Gogh et Gauguin entre autres, ce chemin d’arbres bordé de sarcophages, dégage un indéniable romantisme. En attendant que verdoie le jardin imaginé par le paysagiste Bas Smets dans le Parc des Ateliers, on y trouve ombre, feuillages et fraîcheur.

La nouvelle Ecole Nationale Supérieure de la Photographie

Au pied du bâtiment de Frank O. Gehry, un autre fleuron de l’architecture a ouvert : l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie. Avec sa toiture plate en porte-à-faux longue de 120 m et ses salles d’exposition transparentes, l’architecte Marc Barani signe un bâtiment digne d’une longue contemplation. Et les photographes y trouveront un modèle de plus à saisir avec leur objectif. On en attendait pas moins pour une ville s’imposant, depuis la création en 1969 des Rencontres d'Arles, comme un phare mondial de la photographie.

En savoir plus :

Se rendre à la Fondation Luma, à Arles 

Le Parc des Ateliers de Luma Arles est situé 45 Chemin des Minimes à Arles. Il comprend le bâtiment iconique créé par Franck Gerhy, et aussi Les Forges et la Cour des Forges (espaces d’exposition), La Mécanique Générale (espaces d’exposition), La Formation (résidence d’artistes dédiée au spectacle vivant), l’Ancien Bâtiment Administratif (maison d’hôtes et résidence d’artistes), ainsi qu'un bâtiment historique, la Grande Halle (rénovée en 2007, espaces d'exposition).