Le Néo-impressionnisme

  • © Atout France/Jean-François Tripelon-Jarry

Le Néo-impressionnisme 62, Rue de Lille Musée D'Orsay fr

Depuis l'exposition que lui a consacré, en 1968, le Guggenheim Museum de New York, le néo-impressionnisme n'a plus été présenté au public dans sa globalité. La manifestation du musée d'Orsay est tout simplement la première exposition dédiée à ce mouvement en France.

L’exposition rend hommage aux artistes fondateurs du mouvement néo-impressionniste et remet à leur juste place des peintres aujourd'hui peu connus. Elle souligne aussi la diversité des approches suscitées par la technique de Seurat et de ses amis ainsi que le rôle fondateur qu'ils ont joué dans la naissance de la peinture du XXe siècle. Le parcours met en évidence les innovations formelles apportées par les peintres néo-impressionnistes : le plan, la géométrie, le rythme, l'arabesque, la lumière, la couleur.

Les trois dernières parties de l'exposition sont consacrées aux développements du néo-impressionnisme à l'aube du XXe siècle. La couleur dans les œuvres de Matisse, Derain, Braque ou Vlaminck. La forme chez Delaunay, Metzinger ou Herbin. Les pères de l'abstraction, Kandinsky, Mondrian et Malévich ont tous pratiqué momentanément la division des tons. Ils sont loin d'être les seuls, Severini et Klee ont eux aussi retenu la technique du pointillisme et exploré ses multiples possibilités.

 

Le Néo-impressionnisme

Comme les impressionnistes, les peintres néo-impressionnistes célèbrent la vie moderne. Images des loisirs contemporains, paysages urbains, banlieues, bords de mer, leurs tableaux décrivent le monde qui les entoure. Mais à la différence de leurs aînés, les peintres néo-impressionnistes veulent trouver une expression artistique stable, méditée, scientifique.
Au début des années 1880, Georges Seurat, s'intéresse aux traités d'optique et d'esthétique - ceux de Chevreul, de Rood ou de Charles Henry - et met au point la technique de la division des couleurs.

La technique de la division de la couleur

Elle consiste à juxtaposer sur la toile des petites touches de couleur pure et à substituer ainsi au mélange traditionnel des tons sur la palette le "mélange optique", c'est-à-dire celui qu'opère l'œil du spectateur à une certaine distance de l'œuvre. Les premiers tableaux néo-impressionnistes, ceux de Seurat, de Paul Signac, de Camille et de Lucien Pissarro, sont exposés en 1886.

Seurat meurt prématurément en 1891, mais l'intérêt pour la division des couleurs est relancé par la publication en 1898 du traité de Signac, D'Eugène Delacroix au néo-impressionnisme. Ainsi à l'aube du XXe siècle, la plupart des artistes novateurs s'intéressent au néo-impressionnisme.

Les peintres néo-impressionnistes refusent également le recours aux recettes académiques traditionnelles pour créer l'illusion du mouvement. Pour les mêmes raisons, ils privilégient l'arabesque dont l'ample développement guide l'œil du spectateur à la surface de leurs œuvres (Seurat, Cirque, 1891, Paris, musée d'Orsay).

Après avoir privilégié la description du Paris moderne et de ses banlieues, ils éprouvent à partir des années 1890 une prédilection pour l'univers méditerranéen, évocateur d'un Age d'or mythique (Cross, L'air du soir, Morren, A l'Harmonie, Matisse, Luxe, Calme et Volupté). De la même manière, ils renoncent à l'exploration des nuances les plus subtiles de la lumière (Signac Saint-Tropez. Après l'orage, Hayet La Colline bleue, C. Pissarro, Troupeau de moutons à Eragny, Finch, Verger à la Louvière, Angrand, L'Accident, Luce, Le Louvre et le Pont du Carrousel. Effet de nuit) pour obtenir des effets plus vivement colorés. Le "point" s'élargit alors au profit d'une touche plus carrée et les peintres privilégient l'expression de la couleur pure (Signac, La Bouée rouge et Voiles et pins).
 
Musée d'Orsay
62, rue de Lille 75343 Paris cedex 07
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