L'hôtel de ville et la Grand'place de Béthune

  • Façades sur la Grand' Place de Béthune - Pas-de-Calais (62) - Nord-Pas de Calais

    Façades sur la Grand' Place de Béthune - Pas-de-Calais (62) - Nord-Pas de Calais

    © P.Morès

L'hôtel de ville et la Grand'place de Béthune Grand'Place 62400 BETHUNE fr

En octobre 1914, l’armée allemande est stoppée à huit kilomètres de Béthune. Durant une grande partie du conflit, la cité vit à l’heure britannique. Au printemps 1918, le haut-commandement allemand veut forcer la décision avant l’arrivée en Europe des Américains. Pour y parvenir, il lance la «bataille de l’Empereur » durant laquelle plusieurs offensives seront conduites à différents endroits du front. En Flandre, une attaque est menée le long de la Lys permettant aux Allemands de prendre Bailleul et de menacer le mont Kemmel. Mais, une nouvelle fois, ceux-ci échouent devant Béthune.

Cet échec déclenche en représailles un bombardement massif. A partir du 15 mai, obus incendiaires et fusants s’abattent sur le centre. La ville brûle pendant plus de quatre jours. Les artilleurs anéantissent la Grand Place et ses abords. Le beffroi en gré du XIVe siècle, sans doute protégé par les maisons qui l’entouraient, reste debout mais est délabré. L’hôtel de ville est gravement endommagé, comme un quart des bâtisses de la cité.

Après la guerre, l’attention et les finances publiques dédiées à la reconstruction de Béthune se concentrent sur la Grand Place, laissant à l’initiative privée les travaux dans le reste de la ville. Confronté à l’exiguïté des parcelles - elles ne dépassent parfois pas 2,70 mètres en façade - l’architecte Jacques Alleman, chargé de cette rénovation, fait le choix de pignons hauts pour les façades auxquelles il donne des ornements aux reliefs mêlant art déco et régionalisme.

Pour le nouvel hôtel de ville, il adapte les mêmes solutions architecturales au caractère monumental de l’édifice. Sur sa façade, entourant les armes de la ville, sont affichées la Croix de guerre et la Légion d’honneur que la ville reçoit au lendemain de la guerre.

Et l’ensemble de ses bâtiment qui ceignent la Grand’Place, tout en pignons et balcons, compose un vaste écrin pour ce joyau symbolique : le beffroi, qui a depuis retrouvé son carillon.

 

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