L' Hôtel de ville, au beffroi et sur les places d'Arras

  • Hôtel de ville et beffroi d'Arras - Pas-de-Calais (62) - Nord-Pas de Calais

    Hôtel de ville et beffroi d'Arras - Pas-de-Calais (62) - Nord-Pas de Calais

    © E. Le Brun - Lightmotiv

L' Hôtel de ville, au beffroi et sur les places d'Arras Place des Héros 62000 ARRAS fr

A la fin de la Première Guerre Mondiale, «Arras est un décombre », écrit le journaliste Albert Londres. Pendant près de trois ans, d’octobre 1914 à avril 1917, la ville a vécu sous le feu de l’artillerie allemande. Le 8 octobre 1914, l’hôtel de ville du XVIème siècle s’embrase sous l’effet d’obus incendiaires. Le 21, le beffroi, symbole de la cité, s’effondre.

Bombardée méthodiquement, la vieille cité n’est que ruines. Le beffroi et l’hôtel de ville du XVIème siècle ont été rasés, l’abbaye Saint-Vaast dévastée comme une grande partie du patrimoine de la ville. A la fin de la guerre, 5 % seulement des maisons demeurent habitables. A l’instar de Reims et sa cathédrale, la cité artésienne est qualifiée de « ville martyre ».

Sur les places, une centaine des 155 façades n’existent plus. La loi française imposant une conservation à l’identique des monuments historiques, ces façades sont alors classées à l’état de ruines, afin de permettre à la ville de renouer avec son riche patrimoine médiéval. En charge de ces travaux, l’architecte en chef des Monuments Historiques Pierre Paquet doit ainsi relever un pari de taille : devant cet amas de débris, il doit davantage reconstruire que restaurer. A partir de photos et de documents d’archives, il réutilise les plans et les modèles d’ornement qui faisaient l’esprit des façades anciennes tout en adaptant l’intérieur des bâtiments aux besoins contemporains. Audacieusement, et tout en lui conservant son allure médiévale, il ancre le beffroi sur une solide armature de béton et d’acier. Mais la reconstruction du centre historique, qui dure jusqu’en 1934 et coûte cher, retarde la rénovation urbaine dans les autres quartiers.

Dans les rues adjacentes à la Petite Place (aujourd’hui Place des Héros) en direction de la rue Saint-Aubert, le passant curieux pourra toutefois relever sur certaines façades les motifs d’un style architectural empreint de modernité : l’Art Déco.

 

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